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😱 Krach Boursier

Comment réagir lorsque que les marchés boursiers sont incertains et que l’on parle de krach boursier ?
Quelle attitude adopter pendant un krach ?
Doit-on vendre ses actions et/ou ses ETFs à perte ou les conserver malgré une baisse importante (-30% à -50% du capital investis).

Cet article essaiera d’y répondre ou du moins tentera d’y apporter quelques éléments pour prendre une décision sereine et sans remords (ou un minimum).

== Qu’est-ce qu’un Krach Boursier?

L’histoire des marchés financiers est ponctuée de nombreux krach.
La crise des bulbes de tulipe en hollande au XVIIe siècle est considéré par la plupart des intervenants du milieu boursier comme le premier krach boursier sur les marchés d’échanges.

Cependant, le mot « Krach » signifie « Bruit » ou « boucan » en allemand. Ce mot est utilisé pour la première fois à la bourse de Vienne lors de la crise bancaire de 1873 pour évoquer le bruit qui régnait au sein des séances de bourse pendant que le prix des actions chutaient.

Puis on suivie d’autres krachs boursiers comme, celui du 24 octobre 1929 à la bourse de New York (NYSE) surnommé le « jeudi noir » car le Dow Jones perdit 23% de sa valeur durant la journée.

Crise du 24 Octobre 1929 et politique de relance économique
Crise du 24 Octobre 1929 et politique de relance économique


Mais aussi en 1989, celui des junk bonds (les obligations américaines).
Et plus récemment, celui des valeurs technologiques en 2000 ainsi que le krach dit des Subprimes (prêt immobilier) en 2008, dont le film le  » Big Short «  d’Adams McKay retrace les débuts sur les places boursiers américains et sa propagation sur les marchés mondiaux.

Graphique logarithmique de l'indice américain S&P500 de 1929 à 2021
Graphique logarithmique de l’indice américain S&P500 de 1929 à 2021

Le graphique ci-dessus nous montre 5 principaux krachs intervenu sur le marché boursier américain depuis 1929 :
1.* Le choc pétrolier de 1973
2.* Le krach des valeurs technologiques de 2000 dit de la bulle internet
3.* La crise des Subprimes de 2008 (prêt immobilier américain)
4.* La crise du Covid19 en Mars 2020

Bien que le graphe montre l’indice américain S&P500 (marché le plus ancien et important),
chacune des ces périodes a entraîné une brusque chute des prix au sein des bourses mondiales (phénomène de ricochet ==> panique des intervenants des différentes places boursières).

Toutefois, nous pouvons constater que les prix retrouvent leur niveau d’avant krach
après quelques années.
Ainsi après 3 ans, la crise des Subprimes considérée comme la plus violente de l’histoire, avec la faillite de la banque Lehman Borthers en septembre 2008, est revenue à ses plus haut d’avant crise.

Cependant, il faut souligner que cette reprise rapide a été possible car la banque centrale américaine (la FED) a soutenu les marchés financiers américains suite à la faillite de Lehman Brothers, grâce à une politique de Quantitative Easing par le rachat des dettes publics (États) et privées (Entreprises).
Une politique suivie par les banques centrales du monde entier.

Car les effets d’un Krach boursier impact durablement l’économie d’un pays, à tous les niveaux (compétitivité, chômage, salaire, consommation, administration ….).
Sans cette politique, le scénario de la crise de 1929 était alors fort probable (chômage de masse, faillite entreprises et grande dépression) comme le décrit le film  » To BIG to FALL «  de Curtis Hanson.

== Pourquoi y a-t-il des krach en Bourse ?

Les krachs boursiers interviennent lorsque le prix d’un produit (actif) boursier à atteint un niveau décorrélé des résultats et de la valeur réelle (sommes des valeurs des biens) des entreprises qu’il représente sur le marché financier.
On nomme cela une  » bulle spéculative «  communément appelé  » bulle  » boursière : le prix n’arrête pas d’augmenter alimentée par les intervenants qui ont peur de rater la bonne opportunité, c’est le FOMO (Fear Of Missing Out), et achètent frénétiquement faisant ainsi monter continuellement le prix de l’actif.

Description de la création d'une bulle spéculative (bulle boursière)
Description de la création d’une bulle spéculative (bulle boursière)

Les bulles spéculatives peuvent durées plusieurs mois voir plusieurs années, de même pour les Krach.
1==> Bulle du krach de 1929 : de 1923-1929 / 6 ans.
Puis l’indice S&P500 chute d’environ 85% entre 1929 et 1932 (3 ans)
2==> Bulle du krach de 1973 Рcrise p̩troli̬re : de 1971-1973 / 2 ans.
Puis l’indice S&P500 chute d’environ 50% entre 1973 et 1974 (1 an)
3==> Bulle du krach des valeurs technologiques en 2000 : de 1994 à 2000 / 6 ans.
Puis l’indice S&P500 chute d’environ 50% entre 2000 et 2003 (3 ans)
4==> Bulle du Krach des Subprimes (2008) : de 2003 à 2007 / 4 ans.
Puis l’indice S&P500 chute d’environ 57% entre 2007 et 2009 (2 ans)

Le Krach de Mars 2020 (Krach du covid19) est plus lié à un flash crash des programmes informatiques, nommés Robot de Trading, des fonds institutionnels dont le code programme ne prends pas en compte les cas particuliers comme un arrêt ou un ralentissement brutal de l’économie d’un ou des pays (mondialisation des échanges).
Cet anomalie est apparue le 6 mai 2010, en séance de la bourse de New York (NYSE) sur l’indice Dow Jones, durant laquelle les robots de trading se sont emballées les uns après les autres.
L’indice a perdu ainsi 9% de sa valeur en quelque minute.
Pour rétablir la situation, les autorités de marché ont dû activer les disjoncteurs pour ré-initialiser les machines de trading.

Flash Crash de Mars 2020 : l'indice S&P500 chute de - 35% environ
Flash Crash de Mars 2020 :
l’indice S&P500 chute de – 35% environ
Machine Learning et Intelligence Artificielle dans les bourses d’échanges économiques
via les fonds institutionnels

Note :
1=====> L’informatisation des transactions et le développement de l’intelligence artificielle ont conduis les fonds d’investissement à développer des logiciels (robots de trading) pour automatiser leurs passages d’ordres et optimiser les performances de leurs portefeuilles.
Leurs programmes informatiques peuvent analyser une quantité importantes d’ informations sur la toile (réseau internet) comme les chaînes d’information, les réseaux sociaux, la politique et résultats des banques centrales, les comptes de résultat des sociétés …).
Ils agissent le plus souvent comme une foule avec des comportements moutonniers, d’où l’apparition de flash crash : mouvement de baisse très violente et rapide durant un court moment.

2=====> Cet évolution des transactions boursières a également fait émergé l’apparition d’autres pratiques comme le Trading à Haute Fréquence : Passage d’ordre très rapide (~ 500 microsecondes), qui opère sur des unité temps assez faible (ordre de la seconde et en dessous), et non (en principe) sur des unités de temps long comme l’horaire, le journalier, l’hebdomadaire ou encore le Trimestriel/annuel.

Répartition du Trading Haute Fréquence par rapport aux transactions traditionnelles
Répartition du Trading Haute Fréquence par rapport aux transactions traditionnelles
La bourse à Haute Fréquence – échange des transactions à la vitesse de la lumière

== Quelles attitudes adoptées ?

Durant les périodes de chute de marché, l’émotion des intervenants prend souvent le dessus sur leur raison, les poussant à prendre des décisions émotives et non factuelles.
Un effet moutonnier de panique peut ainsi accélérer la chute pour devenir un krach boursier.

2 problématiques se présentent aux intervenants :

2.a==> Dois-je retirer mon capital des marchés boursiers ?
Cela revient à transformer une moins-value latente en perte réelle.
Si la perte est minime cela en vaut peut-être la peine, c’est la pratique du Money Management : gestion du capital (somme d’argent) investis.
Sinon dommage, il faut mieux qu’elle soit latente au risque de mobiliser ou de perdre la somme investis sur le long terme (3 à 5 ans) ou voire même le très court terme (quelques jours à quelques mois).

2.b==> Dois-je réduire mon exposition au risque via une rotation d’actifs?
Remplacer un actif en perte par un actif stable ou qui progresse, ou autres ETF pour se protéger de la baisse du marché.
Cependant il faudra revenir sur l’actif en perte, dès que la tempête sur ce marché sera passée.
Cela demande néanmoins une légère anticipation du Krach et donc une expérience dans la lecture graphique de la variation du prix mais également des indicateurs techniques.

L’idéal est de n’être plus investi sur le marché lors qu’un krach survient mais cela demande de l’anticiper pour se retirer et accumuler du cash (liquidité) pour pouvoir profiter des opportunités d’acheter plus bas et d’augmenter ses gains.

Donc si nous n’avez plus le choix c’est-à-dire si vous avez déjà perdu plus de 10% sur vos actifs, la meilleur attitude est de rester investis le temps que le marché remonte (la bourse a toujours évolué à la hausse cf. graphique du S&P500 entre 1929 et 2021).
Vous ne profiterez pas des opportunités (à moins de rajouter du capital sur votre compte de courtage (DCA) ) mais vos pertes seront latentes si vous avez de la chance et dans le cas contraire vous perderez le capital investis.

 » lorsque vous avez compris ce qu’il ne faut pas faire pour ne pas
perdre d’argent, vous commencer à comprendre ce qu’il faut faire
pour en gagner « . cf. « Mémoires d’ un spéculateur » d’ Edwin LEFÈVRE

== Conclusion

Les krachs boursiers font partie intégrante des marchés boursiers et sont intégrés dans les règles à connaître et à savoir détecter, pour protéger son capital financier contre nos réactions émotionnelles qui font perdre 89% des particuliers sur les marchés financiers.

La structure des marchés boursiers a changé au profit de programmes informatiques autonomes (machines learning et réseaux de neurones (Intelligence artificielle)), au détriment de la nature et des décisions humaines tout en gardant la philosophie d’échange de produits.

Ne soyons pas les pigeons des fonds institutionnels mieux équipés et armés pour naviguer dans cet océan de richesse.

Les pigeons des fonds Institutionnels

Mais nous pouvons tirer plutôt avantage de ces nouvelles particularités pour engendrer des profits et pour s’enrichir sur les faiblesses et les atouts des programmes informatiques autonomes qui sont d’optimiser et d’harmoniser les économies (sans facteurs émotionnels) mais également les portefeuilles des grands fonds d’investissements.
Mais malheureusement ces programmes (basés sur des modèles mathématiques et économiques) ne savent pas gérer (encore) les cas particuliers d’une économie basée sur un monde et plus spécifiquement sur des sociétés incertaines d’où les  » flash crash « .

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3 commentaires sur “😱 Krach Boursier”

  1. Merci beaucoup Curtis pour cet article fort éclairant et intéressant. Les shémas des crashs boursiers sont particulièrement explicites.

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